L’Académie de médecine rassure sur la sécurité de la cigarette électronique

L’Académie de médecine rassure sur la sécurité de la cigarette électronique

Les fumeurs qui envisagent de passer à la cigarette électronique, «ne doivent pas hésiter», recommande pourtant l’institution, soulignant qu’il est «établi que la vaporette est moins dangereuse que la cigarette» . En outre, ce produit est mieux contrôlé en France qu’aux États-Unis: «les cigarettes électroniques relèvent de normes de qualité et de sécurité, à l’inverse des États-Unis» qui souffrent d’une réglementation «insuffisante».Selon l’académie, l’efficacité du vapotage pour arrêter de fumer n’est plus à prouver. La Haute autorité de Santé l’avait affirmé en 2016, indiquant même que la cigarette électronique pouvait dans certains cas mieux fonctionner que d’autres substituts nicotiniques. Et en juin 2019, une étude de Santé publique France a montré qu’au moins 700.000 fumeurs ont décroché grâce au vapotage.«Le vapotage consiste à inhaler des vapeurs créées par le chauffage à haute température d’un liquide à l’intérieur de la cigarette électronique. Les liquides contiennent, la plupart du temps, de la nicotine. En revanche, ils n’incluent pas de nombreuses substances dangereuses que l’on trouve dans le tabac, comme le goudron (cancérigène) ou le monoxyde de carbone (facteur de maladies cardiovasculaires). Mais la vapeur contient des particules fines qui pénètrent dans les poumons. Il y a de «nombreuses substances potentiellement toxiques», avait d’ailleurs conclu un rapport des Académies américaines des sciences publié en 2018.Certes, remplir ses poumons des dizaines voire des centaines de fois par jour de substances chimiques vaporisées n’est assurément pas anodin pour la santé. Nul n’affirme le contraire et c’est pourquoi la cigarette électronique ne peut en aucun cas être recommandée à une personne qui ne fume pas. En revanche, pour les ex-fumeurs: les risques du vapotage sont incomparables à ceux du tabagisme.

    Leave a Reply